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16 décembre 2004
Jean Dufaux et Philippe Delaby
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La croix et l'épée
Éric Paquin
Jean Dufaux et Philippe Delaby inaugurent le
deuxième cycle fort attendu de La Complainte des landes perdues,
BD-culte des années 90.
Sorcières de la première génération ayant conservé leur puissance
originelle, les Moriganes se sont réfugiées sur L'Eruin Duléa, contrée
insulaire qu'elles assombrissent de leur présence et dont elles dévorent
occasionnellement les habitants. Les Chevaliers du Pardon, qui ont juré
de se consacrer sans répit à leur extermination, entreprennent de
chasser l'une d'entre elles sur les terres de Dylfel au milieu des
landes. Dirigés par Sill Valt, ils investissent le château du seigneur
au moment où se prépare le mariage de l'héritier des lieux, Lord Eryk,
avec la belle Diane de Hartwick. Dans l'univers dangereux où se déroule
la quête de cette austère confrérie, l'épée tranche et la croix absout.
Après une tétralogie achevée en 1998 et consacrée au
clan des Sudenne, Jean Dufaux propose un deuxième volet de La
Complainte des landes perdues dont l'action se situe une génération
plus tôt. L'histoire de famille et la lutte intérieure entre le bien et
le mal y font place à un combat épique entre les forces antagonistes qui
habitent l'île. On retrouvera Seamus, mentor de Sioban dans le premier
cycle, que cette plongée dans le temps transforme en jeune chevalier au
cœur pur qui seul peut affronter la terrible sorcière installée à Dylfel.
Scénariste à succès, habile à maîtriser la tonalité de l'heroïc-fantasy,
Dufaux continue son exploration de l'imagerie d'un haut Moyen-Âge
mythique où s'affrontent les restes de croyances païennes et la
chrétienté naissante.
Apportant une toute nouvelle
facture visuelle à cette œuvre, Philippe Delaby
a pris la relève au pinceau de Grzegorz Rosinski, choix étonnant et
judicieux qui s'éloigne des habituelles transitions en BD lorsqu'un
nouveau collaborateur est choisi pour sa capacité à imiter le trait du
précédent. Aux lignes brutes, nerveuses mais séduisantes du créateur de
Thorgal succède donc le dessin léché et plus réaliste d'un Delaby,
connu pour les magnifiques illustrations de la série Muréna
(péplum de Dufaux racontant l'accession au pouvoir de Néron). Le choix
de la monochromie et de la technique de la couleur directe
(essentiellement de l'aquarelle) à laquelle s'est astreint le nouveau
dessinateur confère une ambiance de tableau vivant à cet univers violent
et privé de soleil. Une histoire envoûtante dans un album d'une grande
maturité graphique.
Moriganes (La Complainte des landes perdues, tome 5)
de Jean Dufaux et Philippe Delaby
Éd. Dargaud
2004, 56 p.
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| Votre texte est à couper le souffle!
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Juste votre texte est presque une épopée. De l'action d'un
paragraphe à l'autre, triomphant de la déprimante platitude qu'il
nous est donné de lire d'habitude. Oui les dessins de Philippe
Delaby sont réalistes, très léchés, par contre, peut-être trop
beauté plastique. Mais ses touches donnent un côté beaucoup plus
sensuel qu'auquel nous sommes habituées avec le dessinateur de
Thorgal.
Jean Dufaux crée des dialogues très crédibles: le lecteur n'achoppe
sur aucune phrase. Pour les amateurs d'action en bd, vous ne vous
ennuierez jamais: du début à la fin Dufaux vous tient; il a le sens
du suspens. Il est très prolifique. Il a déjà produit une bd sur
Balzac, une sur Hemingway, une sur Pasolini, il a écrit des pièces
de théâtres pour jeune public et des nouvelles ( je crois qu'il a
commencé par ce genre. Même s'il a attendu plusieurs années pour
sortir le deuxième cycle de La Complainte des landes perdues ) il
n'a pas chômé. Et n'oubliez pas les amis que c'est le cinquième
tome. Toutefois, s'il n'aurait rien produit depuis plusieurs années,
peut-être cet état aurait été dû à d'excellentes raisons
personnelles.
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Stéphane Chénier
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{7
votes}
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| L'histoire se continue mais elle part d'où
? |
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C'est surement la question la plus fréquemment posée à l'auteur de
la bande-dessinée. Comme la trilogie avait atteint sa fin, pourquoi
ne pas continue en racontant le début. C'est un peu le style de
l'écrivaine Anne Rice, on part de l'histoire de un pour se plonger
dans une autre époque et faire beaucoup de livre car le monde de
l'imaginaire n'a pas de limite.
Dans le cas de Moriganes c'est l'histoire de sorcières très
méchantes et très vicieuses qui dévorent des gens. C'est très rare
que les sorcières dévorent les gens car d'habitude elles se
contentent de jouer des mauvais tours. Cette série est très violente
en soi mais ça ne dure qu'une cinquantaine de page et après c'est
fini mais pas pour longtemps car la curiosité vient nous chercher et
on très hâte de lire la suite. C'est un peu dommage pour les
lecteurs qui ont commencer dans le début des années 1990 car à cette
époque ils ne savaient que l'histoire allait se continuer aussi
longtemps et parfois ce n'est pas parce qu'on n'a pas aimé mais
plutôt parce qu'on a oublié les heures de frissons passés. Moi je
viens tout juste de découvrir Moriganes car j'adore les récits de
sorcières et je suis ravie de voir qu'il y a une nouvelle B.D. qui
va complêter une partie de ce très grand mystère.
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Dany Pellerin
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{49
votes}
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| Graphisme magnifique qui sert une intrigue
qui ne demande qu'à se développer |
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Avec ce premier tome de la nouvelle tétralogie de La complainte des
Landes Perdues, Dufaux lève une partie du voile sur les Chevaliers
du Pardon et sur la jeunesse de Seamus. Choix judicieux car le
mystère entourant ces chevaliers avait excité ma curiosité à la
lecture du premier volet, et je ne pense pas être le seul. Maître de
la narration, l'auteur de la série culte Samba Bugati (pour ne citer
que celle-là) nous sert un premier tome prometteur où la trame et
les protagonistes de ce nouveau volet se mettent en place. Faisons
confiance à l'auteur pour combler les attentes suscitées par cette
mise en bouche. Le dessin de Delaby sert magnifiquement l'ambiance
du récit pour faire de cet album une très belle réussite qui
dépasse, à mon sens, la série Muréna. Le graphisme sera sans
conteste l'un des grands atouts de cette nouvelle tétralogie dont on
attendra, non sans impatience, le développement de l'intrigue dans
les prochains tomes.
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Stéphane Pillet
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{1
vote}
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Je suis certaine que cette Bd est vraiment bien, mais je commence à
en avoir assez des histoires de sorciers et sorcières. C'est un peu
comme la recherche d'or un fois que les auteurs ont trouvé un bon
filon ils l'exploitent jusqu'à épuiser le pauvre lecteur. Je sais
bien que tout le monde veut profiter un peu de la vague sorcellerie
pour se faire connaître ou dans un but plus noble peu m'importe.j'ai
besoin de nouveau et ceci ne semble pas en apporter. Cependant, les
gens qui sont plus coriaces que moi et qui aime encore le style vont
certainement apprécier.
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Carolyne Laplante
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{32
votes}
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| L'art de bien écrire le mystère |
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Oui, si vous voulez avoir un livre de chevet dans ce domaine qui est
la sorcellerie, vous devez avoir ce livre.Ecrit avec doigté et
humour noir avec le soupçon de la bande dessinée pour réduire le
sens propre qui est de démontrer tout le coté sombre de la magie
noire.
Un livre à avoir dans sa bibiliothèque personnel et même à donner
pour Noel, un tres beau cadeaux.
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Benoit Carrier
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{43
votes}
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Vous l'avez certainement remarqué? La qualité du graphisme qu'on
retrouve dans les nouvelles collections de bandes-dessinées est tout
à fait séduisante et relève du grand art. Y'en a pour tous les
goûts.
Vraiment, il faut être bien capricieux pour ne pas apprécier à sa
juste valeur les efforts déployés pour rendre ces ouvrages plus
attrayants que jamais. Nul doute, les exigences du public inspirent
le goût du dépassement chez nos créateurs.
Après lecture, ces jolies BD deviennent en soi des livres bijoux
qu'il fait bon de feuilleter histoire de se remémorer les aventures
qu'elles contiennent ou d'admirer la galerie d'images, pour le
plaisir des yeux.
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Anne Delisle
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{45
votes}
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http://www.voir.ca/livres/
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